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Témoignages de client
✔ Bien écrit | ✔ Enquête | ✔ Qualité | ✔ Intéressant | ✔ Travail de journaliste | ✔ Honnêteté | ✔ Précision
Les lecteurs apprécient la qualité du livre. Ils trouvent que c’est un excellent ouvrage, bien documenté et instructif. L’enquête est menée d’une main de maître, mêlant analyses et révélations percutantes. Le travail de journalisme d’investigation et de généalogie est phénoménal, avec des explications factuelles. De plus, les lecteurs disent qu’il s’agit d’un vrai travail de journaliste affûté et pointilleux.
Bien écrit

Enquête

Qualité

Bien documenté

Intéressant

Travail de journaliste

Honnêteté

Précision

DEVENIR BRIGITTE
CANDACE OWENS PRÉSENTE
UNE ENQUÊTE DE XAVIER POUSSARD
PARTIE I
« BRIGITTE » AU POUVOIR
« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».
Antonio Gramsci, Cahiers de prison, 1948.
1
2017
Un « antidote aux codes sociaux et politiques patriarcaux »
Le 14 mai 2017, Emmanuel Macron, 39 ans, accède au pouvoir en France. Un an plus tôt, il était totalement inconnu du grand public.
La campagne avait été marquée par le torpillage du candidat de la droite François Fillon. Ancien Premier ministre, il aurait dû succéder à François Hollande dans le cadre de l’alternance entre socialistes et gaullistes, une caractéristique fréquente jusqu’alors dans la vie politique française. François Fillon avait triomphé à la primaire de la droite grâce au soutien des réseaux catholiques conservateurs qui s’étaient structurés et dynamisés dans le mouvement d’opposition au mariage homosexuel légalisé par le gouvernement socialiste en mai 2013.
Pour saborder Fillon, une offensive est lancée par la presse et la justice fin janvier 2017, quatre mois avant l’élection présidentielle. Elle le visait à travers son épouse Pénélope, tandis que les médias main stream vantaient unanimement le couple de « Brigitte » et Emmanuel Macron…. Un couple singulier : Emmanuel Macron avait rencontré sa femme, « de 20 ans de plus que lui », alors qu’il était au lycée.
p.7
Pour vendre cette histoire improbable, une intense propagande a été déployée dans tous les médias : télévision, radio et Internet. Les livres à la gloire de « Brigitte et Emmanuel » et les couvertures de magazines en papier glacé ont saturé l’espace public.
La victoire d’Emmanuel Macron sur les froncements de sourcils conformistes d’Amiens, petite ville de province, et sur le machisme ordinaire qui n’acceptait pas une différence d’âge que personne n’aurait remarquée s’il avait été le plus âgé des deux, lui a forgé un destin hors du commun. Dans sa persévérance à imposer « Brigitte », le jeune loup balzacien avait développé une volonté d’acier qui le conduisit au pouvoir.
La victoire d’Emmanuel Macron sur les froncements de sourcils conformistes d’Amiens, petite ville de province, et sur le machisme ordinaire qui n’acceptait pas une différence d’âge que personne n’aurait remarquée s’il avait été le plus âgé des deux, lui a forgé un destin hors du commun. Dans sa persévérance à imposer « Brigitte », le jeune loup balzacien a développé une volonté d’acier qui l’a conduit au pouvoir.
Après Amiens, Emmanuel Macron s’installe à Paris pour suivre les cours du prestigieux lycée public Henri-IV, avant d’entrer à Sciences-Po. Assistant du philosophe Paul Ricœur pendant ses études, il est l’un des meilleurs élèves de l’ENA (2004), l’école de la nomenklatura française, et intègre l’Inspection générale des finances, l’une des plus grandes administrations françaises. Devenu le plus jeune associé-gérant de Rothschild & Cie (2010), le banquier social-libéral rejoint l’équipe de campagne du candidat socialiste François Hollande, qui, une fois élu président, le nomme secrétaire général adjoint chargé de l’économie à l’Élysée (2012), puis ministre de l’Économie et des Finances (2014). S’étant émancipé de la tutelle socialiste, il avait annoncé fin 2016 sa candidature à l’élection présidentielle, se présentant comme un homme neuf qui serait le rempart à la vague populiste qui, coup sur coup, avait provoqué le Brexit au Royaume-Uni et porté Donald Trump à la Maison Blanche.
p.8
L’histoire du couple formé avec « Brigitte » a en effet constitué le socle de la saga macronienne. Pas moins de 60 couvertures de quotidiens ou d’hebdomadaires ont été consacrées à « Brigitte » entre avril 2016 et juin 20181. À ce jour, la page de Wikipédia sur Paris Match recense 13 couvertures consacrées à « Brigitte », derrière Nicolas Sarkozy (17 couvertures), mais devant François Hollande (12), Claude Pompidou (10) et Bernadette Chirac (8).
Le 14 avril 2016, lorsque Paris Match consacre sa première couverture à « Brigitte », le lecteur attentif apprend qu' »un jour, dans son cœur, tout bascule secrètement. Elle assiste à la pièce de Milan Kundera, Jacques et son maître, dont l’un des élèves de troisième, Emmanuel Macron, est le héros. Il a déjà son œil de lynx »…
Commentaires sur les photos des deux couvertures Paris Match
La première couverture de Paris Match consacrée à « Brigitte » vante un « album intime ». La seconde montre « Brigitte » en maillot de bain. Lorsque des soupçons surgissent sur sa véritable identité, l’Élysée invoque le respect de la vie privée pour balayer les questions, et dénonce une « injonction à montrer des photographies » injustifiée…
p.9*
Une fois Emmanuel Macron installé à l’Elysée, « Brigitte » a été consacrée internationalement comme une icône et une personnalité de premier plan par 18432, le supplément de l’élitiste The Economist, dans un portrait étrangement titré Brigitte Macron, agent provocatrice, et la présente comme le « nouveau modèle de la femme française » et un « antidote aux codes sociaux et politiques patriarcaux ».
Une « légende officielle »
Contrairement à ce que laissait supposer l’intensité de la propagande autour du couple, les ressources biographiques relatives à « Brigitte » et Emmanuel Macron sont restées très rares. Le journaliste Hervé Algalarrondo, qui a tenté en vain d’enquêter sur la jeunesse d’Emmanuel Macron3, résume la situation : « Oui aux couvertures de magazines avec Brigitte ; peu ou rien sur l’histoire réelle de leur relation.
Pour raconter la vie de « Brigitte » et d’Emmanuel Macron, le mot « légende » est revenu comme un leitmotiv. Dans un article où le président est présenté comme un « grand acteur » sous « influence », Le Monde va jusqu’à qualifier sa biographie de « légende officielle ». Le terme « légende » a été utilisé par deux journalistes dans un livre consacré à « Brigitte » et dont le titre, Madame la présidente, révélait d’emblée son influence politique : « Une légende de grande proximité. [Les auteurs les plus inventifs n’y avaient pas pensé, mais les Macron oui. Elle est la composante émotionnelle, et lui la composante intellectuelle. Mais le cerveau intègre les choses par l’émotion. [Emmanuel Macron aime briller dans les yeux de sa femme. Pour parfaire la partition qu’il joue, il s’appuie sur l’acuité de son regard [ … ]. Ses commentaires sont précieux. Implacable, elle le critique et le corrige. [Agissent-ils en permanence ? Quand sont-ils sincères ? Ceux qui ont connu Emmanuel Macron dans sa vie antérieure n’en doutent guère : [ … ] « Si on n’a pas la clé du jeu sur scène, on n’y comprend rien. » [ … ] A l’abri des regards, loin de son image lisse, elle est
p.10
une conseillère spéciale très particulière, avec un poids que le cabinet présidentiel s’efforce méthodiquement de minimiser. C’est pourtant auprès d’elle que le Président teste nombre de ses idées. Elle est la seule à oser lui parler aussi franchement, à avoir le dernier mot sur l’agenda. [ …] [Lors de la campagne présidentielle de 2017], les soutiens politiques de la première heure, pour la plupart élus socialistes, ont découvert, non sans surprise, qu’elle savait tout, du moindre nouvel arrivant au niveau exact des dons. « Madame Macron », comme on l’appelle encore, reçoit toutes les notes stratégiques des conseillers qui entourent son mari. »
L’histoire servie au public pourrait se résumer en quelques lignes : elle raconte la vie de Brigitte Trogneux, née le 13 avril 1953 à Amiens (Somme), fille cadette d’une famille de confiseurs qui a prospéré en Picardie et dans le Nord de la France. Après une éducation stricte chez les soeurs du Sacré-Coeur et une adolescence marquée par la libération des mœurs, cette baby-boomer épouse en 1974 André-Louis Auzière, cadre dans une banque, à l’âge de 21 ans, et a trois enfants avec lui : Sébastien (1975), Laurence (1977) et Tiphaine (1984). Suivant les traces de son mari, elle commence sa carrière à Lille (Nord) en tant qu’attachée de presse à la Chambre de commerce du Nord-Pas-de-Calais (1982). Elle se tourne vers l’enseignement au milieu des années 1980, d’abord à Strasbourg (Alsace) comme professeur de lettres au collège protestant Lucie Berger, puis à La Providence, le collège jésuite d’Amiens, sa ville natale, en 1991. Elle y tombe éperdument amoureuse d’un brillant élève, Emmanuel Macron, et entame une liaison clandestine. Elle l’épouse finalement l’année de sa mutation au lycée parisien huppé Saint-Louis-de-Gonzague en 2007, un an après son divorce d’avec André-Louis Auzière en 2006. Véritable tabou, ce premier mari – le cocu de l’histoire – reste irrémédiablement introuvable. Il n’y a pas de photos de lui. « Les enfants de Brigitte semblent même avoir pris le parti d’Emmanuel contre leur père : leurs propres enfants ont brandi des affiches sur lesquelles on pouvait lire « Daddy » (sic) en référence à leur jeune beau-père.
p.11
Un faux CV
Cependant, lorsqu’on essaie de fusionner les différents récits de l’histoire ou de « Brigitte », il y a des incohérences. À commencer par son CV professionnel. Selon sa biographie officielle6, « Brigitte » avait obtenu un baccalauréat littéraire avec mention Tres bien, puis une maîtrise de lettres modernes grâce à un mémoire sur L’Amour courtois. Puis, pour devenir professeur de français et de latin, elle a obtenu le CAPES de lettres modernes. Il y a là une première incohérence : la maîtrise du latin conduit généralement les candidats à se présenter au CAPES de lettres classiques, qui est à la fois plus prestigieux et plus facile à obtenir (car il y a moins de candidats) que le CAPES de lettres modernes. De plus, « Brigitte » n’avait enseigné que dans des écoles privées sous contrat avec l’Etat, pour lesquelles il existe un diplôme spécifique, le CAFEP.
Il a été établi par la suite que Brigitte Trogneux avait en fait obtenu un baccalauréat littéraire un an plus tard, à l’âge de 19 ans (et non 18), avec la mention Assez bien (et non « Tres bien »)7, qu’elle n’avait obtenu qu’un simple certificat de Lettres (et non une Maîtrise)8. Sa date d’entrée dans l’enseignement reste floue – tantôt 1984, tantôt 1986. Quant au CAPES (ou CAFEP) de « Brigitte », la journaliste de Vanity Fair Sylvie Bommel n’en a trouvé aucune trace9.
Un carnet d’adresses en or
Cette absence de diplôme est pour le moins surprenante, surtout quand on sait que de l’année scolaire 2007-2008 à la fin de sa carrière en 2015, « Brigitte » a enseigné à Saint-Louis-de-Gonzague, l’un des établissements les plus prestigieux de Paris. Ce lycée privé, surnommé « Franklin » en référence à la rue du 16e arrondissement où il est situé, attire les enfants de l’élite. A l’époque où « Brigitte » y enseignait, l’établissement était dirigé par Viviane Fradin de Belâbre, la mère de l’homme politique Bruno Le Maire. Après avoir trahi François Fillon, et coopté au sein de la Commission trilatérale, Le
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Maire est devenu le ministre de l’économie d’Emmanuel Macron. Écrivain à ses heures perdues, il publie parfois des livres sur la façon dont sa femme le masturbe dans la baignoire10, ou sur son intérêt pour la sodomie11…
Franklin n’est pas un lycée ordinaire. Pour y étudier, il faut à la fois avoir d’excellents résultats scolaires et appartenir à la classe moyenne supérieure, celle des héritiers. En compilant les informations disponibles sur cette période, on découvre que « Brigitte » a été la professeure de français des enfants de nombreux futurs soutiens d’Emmanuel Macron. Parmi eux, Jean-Pierre Touyet12, Henri de Castries13, Renaud Dutreil14, l’avocat et académicien François Sureau, et surtout le milliardaire Bernard Arnault, PDG de LVMH. « Brigitte » est l’institutrice de ses deux enfants, Alexandre et Jean, issus du second mariage d’Arnault avec la pianiste Hélène Mercier.
Plus tard, « Brigitte » sera une amie proche de sa fille aînée Delphine, et la famille Arnault deviendra le fournisseur de vêtements de « Brigitte » par l’intermédiaire du styliste Nicolas Ghesquière, directeur artistique des collections féminines de Louis Vuitton et, au cours de la dernière décennie, principal promoteur des mannequins transgenres15.
Emmanuel Macron s’appuiera donc en partie sur le copieux carnet d’adresses de « Brigitte » dans sa conquête du pouvoir : « Une autre relation influente à ajouter au tableau de Brigitte Macron est Jacques Attali16, l’ancien conseiller de François Mitterrand, qu’elle a fait rencontrer à Emmanuel. C’est aussi elle qui a personnellement demandé à Attali de présenter son jeune mari à François Hollande », rapporte le journaliste Marc Endeweld17, révélant l’antériorité de “Brigitte” dans les liens du couple avec Jacques Attali, qui avait déjà repéré le jeune homme à l’ENA, tout comme Michel Rocard, Alain Minc et David de Rothschildl8.
p.13*
Un retournement de situation dans l’histoire officielle
La psychologie de « Brigitte », son emprise perceptible sur Emmanuel Macron et son influence politique considérable ne cadraient donc pas avec l’histoire d’une mère séduite par un jeune homme précoce, vigoureux et conquérant. Le journaliste Michaël Darmon19 rapporte que « en fait, le couple fonctionne à l’inverse de l’histoire officielle : ce n’est pas Brigitte qui adoucit Emmanuel, comme l’image conventionnelle poussée dans les médias voudrait le faire croire, mais plutôt la Première Dame qui apprend au Président à être inflexible dans les moments cruciaux. Emmanuel est émotif, Brigitte est la dure ».
« Il ne fait rien sans lui demander son avis. De l’embauche d’un collaborateur au choix d’un costume ou d’une coupe de cheveux », écrivait déjà en 2016 Le Nouvel Obs20, l’hebdomadaire de l’intelligen tsia de gauche parisienne qui, n’ayant pas réussi à percer le mystère, écrivait quelques mois plus tard : « Le problème avec Emmanuel Macron, c’est que personne, à part sa femme, ne peut dire à ce jour qui il est »21. De son côté, « Brigitte » s’embrouille un peu plus en déclarant : « Quand je lis sur notre relation, j’ai toujours l’impression de lire l’histoire de quelqu’un d’autre. En fait, notre histoire est si simple »22.
Cette énigme crée une certaine gêne pour les interlocuteurs du couple, parfaitement décrite par l’écrivain Michel Houeilebecq23 : « Il est bizarre, on ne sait pas d’où il vient. J’ai essayé de l’interviewer24 …. Des gens qui parlent assez mal… Franchement, c’est difficile de leur faire dire quelque chose, une quelconque vérité ».
L’ancien président Nicolas Sarkozy partage la même inquiétude à propos d’Emmanuel Macron : « Il est ambigu, je ne comprends pas ce type »25. Et il ajoute : « Qu’est-ce que j’en pense ? Il est cynique, il est mi-homme, mi-femme, c’est la mode du moment. Androgyne. Ce qu’on aime chez Macron, c’est qu’on aime toujours ceux qui ne nous obligent pas à choisir »26. Eric Stemmelen, ancien directeur des programmes de France 2, note que « malgré l’étalage récurrent de [l’histoire de leur couple] dans des centaines d’articles, de reportages et de livres – ce qui
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nous oblige à l’évoquer – nous ne savons rien de la nature exacte de leur relation ( »proximité sensible » ?), ni à l’époque, ni depuis. Et s’il faut sonder les cœurs et les esprits, la vérité viendra peut-être de la mère d’Emmanuel. Lorsqu’elle veut démontrer la stabilité du couple et la fidélité de son fils, elle tient des propos plus révélateurs qu’elle ne le pense : « On pourrait déshabiller Laetitia Casta devant lui, cela ne lui ferait aucun effet »27. Et que dire de la confidence de Jean-Baptiste de Froment, son condisciple à Henri-IV, selon laquelle il « ne donnait pas l’impression de s’intéresser aux filles » ?
En fait, cette ambiguïté – la sincérité du couple, et en même temps [NB : expression favorite de Macron] le sentiment saisissant qu’il se passe quelque chose – suscite un vif malaise chez ceux qui ont eu affaire à « Brigitte et Emmanuel » : « Le jeune homme rangé, capable d’une passion folle, parle aussi beaucoup de lui, est assez touchant, mais dit peu de choses. Et il ne révèle pas forcément ce qu’il ressent. Un élu socialiste s’étonne même, paradoxalement, qu’il « ne regarde pas les femmes comme les autres hommes politiques ». [ … ] « Il a un côté asexué », ose-t-elle dire. Il en va de même pour les hommes. « Il ne les regarde plus », affirme un journaliste qui le suit. Un éminent socialiste ne mâche pas ses mots : « Il n’a pas d’affects » [ … ] Un homme qui est toujours là pour charmer, pour ravir son public, mais qui serait terriblement froid à l’intérieur »28.
David de Rothschild, qui a fait d’Emmanuel Macron le jeune associé-gérant de Rothschild & Cie avant de le pousser vers François Hollande, apporte toutefois des éléments de réponse, expliquant que « Brigitte est une partie très importante de sa vie. Énormément. C’est une forme de référence psychologique »29. Alain Minc, omniprésent conseiller du capitalisme français et DRH officieux de David de Rothschild, ne dit pas autre chose : « Brigitte est essentielle pour comprendre Emmanuel Macron. Elle joue un rôle particulièrement important à ses côtés »30. Et il affirme comme une confidence : « S’il arrivait quelque chose à Brigitte, Emmanuel serait effondré… »31. Emmanuel Macron le confirme en proclamant : « Brigitte, c’est moi et je suis elle »32. En parlant du couple qui l’a séduit avant de le trahir et de l’humilier, l’ancien président François Hollande a cette phrase qui fait réfléchir : « Ils sont les racines l’un de l’autre »33.
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Sur le fait qu’« Emmanuel » n’est « pas intéressé par les filles », mais, en même temps, que sa relation avec « Brigitte » est unanimement qualifiée d’authentique. L’écrivain Emmanuel Carrère écrit : « Elle est son élément de vérité »34. Pour beaucoup, il s’agit d’une énigme insurmontable. Pour trouver la clé de cette énigme, il suffisait, comme souvent, de chercher la femme.
Sources :
1. Décompte de l’émission C à vous, France 5, 13 juin 2018.
2. 1843, 11 septembre 2018.
3. Deux Jeunesses françaises, Hervé Algalarrondo, Grasset, 2022.
4. Les Présidents et leur père, une histoire compliquée, Le Monde, 2 janvier 2021.
5. Madame la présidente, Nathalie Schuck et Ava Djamshidi, Plon, 2019.
6. Brigitte Macron. L’Affranchie, Maëlle Brun, L’Archipel, 2018.
7. Il venait d’avoir dix-sept ans, Sylvie Bommel, JCLattès, 2019.
8. Deux Jeunesses françaises, Hervé Algalarrondo, Grasset, 2021.
9. Qui est vraiment Brigitte Macron, RTL, 7 mai 2019.
10. « Je me suis laissé envahir par la chaleur du bain, la lumière de la lagune flottant sur le verre de la porte, le savon au thé vert, et la main de Pauline caressant doucement mon sexe », Le Ministre, Grasset, 2004.
11. « Elle me tourna le dos, se jeta sur le lit, me montra le bourrelet brun de son anus. « Tu viens, Oskar ? Je suis plus dilaté que jamais » », Fugue américaine, Gallimard, 2023.
12. Secrétaire général de l’Elysée sous François Hollande.
13. Ancien PDG d’AXA et président du comité directeur du groupe Bilderberg, actuellement président de l’Institut Montaigne.
14. Ancien ministre de Jacques Chirac et ancien directeur de la filiale américaine de LVMH.
15. Diversity in Modeling Should Include Ali Gender Identities, WWD, 30 octobre 2020.
16. Jacques Attali, bras droit de Guy de Rothschild au Fonds Social Juif Unifié, puis « sherpa » (chargé de préparer les sommets du G7/G20) du président François Mitterrand, se targue d’être le DRH officieux de la politique française depuis quarante ans. Il a fait en sorte qu’Emmanuel Macron soit le rapporteur général auxiliaire de la « Commission pour la libération de la croissance française » mise en place par le président Nicolas Sarkozy en 2007, n’hésitant pas à déclarer : « Emmanuel Macron ? c’est moi qui l’ai repéré. C’est même moi qui l’ai inventé » (cité par Anne Fulda dans Un Jeune homme si parfait, Plon, 2017).
17. Le Grand manipulateur, Marc Endeweld, Stock, 2019.
18. Madame la Présidente, Nathalie Schuck et Ava Djamshidi, Plon, 2019.
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19. La Politique est un métier, dans les coulisses de la machine élyséenne, Michaël Darmon, Humensis, 2019.
20. L’Obs, 1er septembre 2016.
2l. L’Obs, 5 janvier 2017.
22. Elle, 18 août 2017.
23. France 2, 17 janvier 2017.
24. Publié dans Les Inrocks, juin 2016.
25. Cité par Marc Endeweld dans L’Ambigu Monsieur Macron, Flammarion, 2015.
26. Le Point, 12 mai 2016.
27. Opération Macron, Éditions du Cerisier, 2019.
28. Témoignages cités par Caroline Derrien et Candice Nedelec dans Les Macron, Flammarion, 2017.
29. Cité par Marc Endeweld dans Le Grand manipulateur, Stock, 2019.
30. Cité par Anne Fulda dans Un Jeune homme si parfait, Plon, 2017.
3l. Cité par Corinne Lhaïk dans Président cambrioleur, Fayard, 2020.
31. Cité par Maëlle Brun dans Brigitte Macron. L’Affranchie, L’Archipel, 2018.
32. Cité par Gaël Tchakaloff dans Tant qu’on est tous les deux, Flammarion, 2021.
33. The Guardian, 20 octobre 2017.
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Galerie d’images du chapitre 1










Analyse du chapitre 1 par chatGPT
Croisement analytique avec les ouvrages de Patrick Légeron & Paul-Antoine Martin (Le temps des pervers) ou Ariane Bilheran (Psychopathologie du totalitarisme)
